D.GRAY-MAN ==> Chapitre 4 <== La gamine aux livres

-C’était il y a 10 ans, j’étais parti en Inde avec mon vieux, expliqua Lavi. Je l’ai rencontrée là-bas. J’avais faim et j’avais trouvé un grand panier de fruit dans une tente déserte, je ne m’étais pas vraiment posé de questions et j’ai tout mangé, enfin presque tout … poursuivit-il un peu gêné.
-Oh … Alors c’est de là qu’est venu votre dispute sur ce fameux « butin », soupira Allen.
-Euh, oui en effet. Sauf qu’elle est revenue avant que je ne finisse le panier, j’ai été pris la main dans le sac …

-Hé ! Qu’est ce que tu fais pauvre crétin ?! criait une petite fille à la chevelure courte et en bataille, habillée de reliques usées.

Le garçon sursauta en laissant échapper un cri de surprise. La fillette s’approcha du panier où ne restait plus que 3 pommes, 2 bananes et 5 prunes.

-Sale … ! se retint d’injurier la gamine en empoignant l’autre et le soulevant de terre. T’as même pas laissé l’ananas sombre crétin ! Tu sais que c’est dur à voler ces trucs ?!?! s’énerva-t-elle.
-Wah ! D-Désolé ! Je savais pas que c’était à toi ! s’exclama l’autre, battant des jambes dans le vide et tentant de trouver un quelconque échappatoire possible.
-Mais faut pas être aveugle non plus ! Quel idiot laisserait un gros panier de fruit à la gourmandise de n’importe quel imbécile qui aurait faim ! pesta la petite fille au fort caractère.
-Mais ! essaya de se justifier l’autre dans une tentative vaine, avant d’être envoyé contre le mur d’en face.
-Y a pas de mais abruti fini ! cria la fillette énervée.

La bataille dura une bonne demi heure et finalement les deux enfants se retrouvèrent assis sous la tente, le garçon regardant la fille manger le reste de son butin devenu bien maigre. Il tenta de piquer une prune mais l’autre lui claqua la main sans même détourner le regard de son fruit. Il se mit à bouder.

-Pourquoi tu tiens tant à tes fruits ? bougonna-t-il.
-Parce que c’est la seule chose que j’ai à manger. Si tu ne l’avais peut être pas encore remarqué je suis une pauvre orpheline voleuse.
-Tu n’as pas de parents ?
-Non.
-Tu ne sais pas qui ils sont ?
-Non.
-Tu n’as pas envie de savoir qui c’est ?
-Non.
-Ah … soupira l’autre dans son quasi monologue.

Un silence s’installa entre eux deux. La fillette dévorait sa prune comme si c’était quelque chose de précieux.

-Et comment tu t’appelles ? demanda-t-il.
-Mina, répondit-elle.
-Oh. C’est là que tu habites ?
-Plus ou moins. Tu es un orphelin toi aussi ?
-Non, j’attends que mon vieux me retrouve.
-Ca t’amuse ou quoi ?
-Ouais ! répondit-il dans un grand sourire.

Mina l’observa perplexe, le scrutant tel un extraterrestre. Finalement elle détourna le regard en soupirant.

-Franchement … murmura-t-elle.

« Comment peut-on essayer d’éviter quelqu’un qui nous cherche quand d’autres attendent désespérément qu’une illusion vienne les chercher » pensa la jeune fille.
Finalement le « vieux » vînt récupérer le garçonnet de 8 ans, mais leur visites se répétèrent tout les jours. Un jour, deux semaines après leur rencontre, la fillette revînt avec un grand oiseau multicolore et un gros livre sous le bras. Le garçon l’interrogea du regard.

-L’oiseau m’a suivie, expliqua-t-elle.
-Ah, et le livre c’est quoi ?
-Mon butin. J’ai appris à lire presque aussi vite que de marcher. Alors je les vole. Si tu savais tout ce qu’ils renferment ! s’émerveilla Mina. D’ailleurs j’en est toute une ribambelle. Je veux bien te le montrer mais seulement à toi ! Même pas à ton « vieux », enchaîna-t-elle.
-D’accord.
-Jure moi que tu ne montreras jamais la cachette. Bon encore que tu parles de ce que tu y lis à ton vieux m’importe peu, mais je ne veux pas qu’on me reprenne mes bouquins, expliqua-t-elle en suivant.
-Je le jure, répondit-il.
-Bien !

Elle saisit la main de son nouvel ami et l’entraîna hors de la ville où la végétation allait bon train. L’oiseau les accompagnèrent.  Ils s’enfoncèrent dans la forêt. La fillette semblait connaître chaque arbre par cœur, chaque sentier lui était familier, elle pouvait reconnaître chaque buisson, distinguer les différentes fleurs sur son chemin.

-Tu connais le chemin par cœur ? demanda-t-il.
-J’ai une bonne mémoire, répondit-elle.
-Et tu as vraiment une cachette de livres dans une forêt ?! s’étonna-t-il.
-Oui. Il y a des espèces de souterrains dans la forêt.
-Ah d’accord.

Ils arrivèrent dans un coin de forêt parsemés de dalles âgées, recouvertes par les herbes sauvages, on voyait des murettes s’effondraient sous le poids des siècles. Le sol s’était affaissé à un endroit. Mina se glissa dans la brèche souterraine, suivit de son compagnon. Les couloirs étaient sombres et sinueux. Tantôt il fallait se baisser, tantôt il fallait monter, un vrai labyrinthe. Mais Mina semblait le connaître sur le bout des doigts, repérant chaque dalle, chaque marches, couloirs. Ils finirent par arriver dans une large pièce ronde que Mina éclaira d’une torche restée là. Elle saisit un briquet et alluma le feu. La lumière envahit l’espace pour y dévoiler au grand jour des centaines de gros livres entassés les uns sur les autres. Eparpillés un peu partout.

-Il y en avait déjà un bon nombre quand j’ai découvert cet endroit ! Et pas mal renferment des secrets d’états de toutes les époques. Des journaux de chevalier, rois, comtes … Il y a de tout, dit-elle en extase comme si c’était la première fois qu’elle les voyait. Je les ai tous lus, ajouta-t-elle.
-Tous ?! s’étrangla le garçon.
-Oui, absolument tous. Celui que j’ai volé parle de …

Elle épousseta le livre et lut les quelques mots gravés dessus.

-D’exorcisme ? se questionna-t-elle elle-même.
-J’en ai vaguement entendu parler, répondit l’autre.

L’oiseau roucoula.

-Quoi ça te plait Paavan ? rigola-t-elle.
-Il a un nom ?
-Oui, bien sûr. Tout a un nom.
-Pas forcément… constata tristement le garçon.

L’indienne fronça les sourcils.

-Ne sois pas débile. On naît tous avec un nom. Sinon on serait tous pareil. Si tout le monde s’appelait pareil, on serait tous la même personne. Et ça craindrait.

Le jeune garçon feint un sourire.

« Moi je serais toujours la même personne que tout le monde. » pensa-t-il.

Elle s’installa sur une pile de livres et débuta le sien, entrant dans une espèce de transe. Le garçon l’observa un petit moment. Il n’avait jamais vraiment pris le temps de l’étudier vraiment. Elle avait une peau hâlée surplombé de quelques tâches de rousseurs parsemés sur un petit nez qu’elle plissait en fronçant des sourcils de temps en temps au beau milieu de sa lecture. Ses cheveux ne dépassait pas le milieu de sa nuque, négligemment coupés ils étaient ébouriffés et sauvages. Ce qui était le plus captivant c’était ses yeux, maintenant hypnotisés dans sa lecture. De grands yeux de biche d’une couleur violette profonde qui vous maintenait accroché à son regard. Elle était plutôt maigre, sûrement dû à sa pauvreté, et de taille moyenne. De petites mains et des pieds semblables, se balançant et frappant contre la pile de livres dans un rythme rassurant. Il soupira, se demandant comment ses parents avaient bien pu l’abandonner. Il sourit en parcourant les livres, au moins maintenant il avait une excuse pour passer du temps avec elle.
Ils restèrent dans leur cachette presque une journée entière, n’étant même pas tiraillé par la faim, captivés par tout ces livres.

Il avait remarqué que Mina pouvait lire des livres bien plus compliqué que ceux qu’on prescrivait à son âge. Même Voltaire n’avait pas de secret pour elle. Pour cela il éprouvait une certaine admiration secrète pour elle. Un moment où elle semblait envoutée par du Shakespeare, celui-ci s’approcha.

-Qu’est ce que c’est ?
-Hamlet, répondit l’enfant.
-De quoi ça parle ?
-Un prince qui veut se venger de la mort de son père.
-C’est triste.

Mina leva le nez de son livre, ouvra la bouche en tentant de trouver une once de bonheur là dedans. Elle capitula.

-Oui. C’est vraiment très triste. Enfin la seule bonne chose c’est l’amour entre Hamlet et Ophélie. Enfin au début. Parce que bon les tragédiens ont toujours besoin de tout faire se terminer mal.
-C’est peut-être parce que la réalité finit toujours mal.
-Pas vrai ! se renfrogna la jeune fille. C’est nos mauvais choix qui rendent la réalité morose et cruelle ! Si on voit toujours les petites choses bien dans une vie on finit par voir que tout ne se termine pas toujours mal.

Elle sembla bouder. Pour se rattraper, le rouquin repartit sur leur sujet de conversation antérieure.

-Et tu lis quoi comme passage là ?
-Je relis, répondit la jeune fille.
-Bon.. Tu relis quel passage ? rectifia-t-il.

Son visage s’illumina de nouveau.

-Un de mes passages préférés. Il n’est pas vraiment important dans l’histoire en soit. C’est juste une lettre d’amour. Mais je trouve que c’est une des plus belles que je n’ai jamais vu.
-Montre, demanda Lavi en tendant la main.

Elle lui donna le livre.

-La lettre à Ophélie ? demanda-t-il.

Mina se mit à réciter.

-Doute que l’étoile est de feu,
Doute que le soleil se meut,
Doute de la vérité même,
Mais jamais ne doute que j’aime
-Pourquoi tu aimes tant ce passage ?
-Parce que c’est vrai. On peut douter de tout sauf de l’amour, répondit-elle.
-L’amour peut être faux.
-L’amour n’est jamais faux.
-Comment tu le sais ?
-Parce que quand quelqu’un t’aime  ça se voit.
-Comment ça se voit ?

La jeune fille s’agaça.

-Tu ne vois vraiment rien ! Quand les gens t’aiment ils sont gentils avec toi, ils te prennent avec toi, ils te sourient sincèrement, ils te le disent. Ton vieux t’aime, moi je t’aime.
-Tu m’aimes ? demanda-t-il comme si c’était la première fois qu’on le lui disait.
-Mais bien sûr que je t’aime, sinon je t’aurais déjà chassé depuis longtemps, je ne partage pas mes bouquins avec des gens que je n’aime pas ! répondit celle-ci comme si c’était une évidence.

Le garçon sourit et lui emprunta un livre.

-Tu vois si je ne t’aimais pas, je t’aurais repris ce livre pour t’envoyer ma chaussure au visage, sourit-elle en rigolant.

Il rit à son tour.

Plus les semaines avancées plus ils ramenaient de livres, le garçonnet ayant maintenant aussi pris part à ces petits vols journaliers. Parfois ils volaient dans des livres dans des endroits drôlement sécurisés. Il fallait bien souvent une grande préparation, mais ça valait toujours le coup car c’était eux qui renfermaient les plus grands secrets. Le garçon racontait quelques bribes de toutes les informations qu’il avalait dans cette cachette à son vieux dont la fillette avait enfin appris à appeler par un prénom respectable, Bookman. Parfois elle l’avait entendu appeler son ami, « Bookman Junior » ce qui l’avait plutôt intrigué, bien qu’il soit pourtant coutume dans certaines familles d’appeler son fils par son propre prénom en y apposant juste le suffixe « Junior », mais ce Bookman la tiraillait, comme un secret qu’elle se devait de percer. Elle avait finit par recueillir un livre qui parlait vaguement de certaines personnes appelés « Bookmans ». Elle l’avait caché à son compagnon mais avait ainsi appris pas mal de choses, comme quoi ils étaient archivistes ou qu’il retranscrivait l’histoire. Des choses comme ça. Mais ce qu’elle avait appris et qui la turlupinait c’était qu’il ne devait se contenter que d’écrire l’histoire, les liens leur étaient interdits. Quelque chose comme ça. Elle se demandait maintenant si il n’avait familiarisé avec elle simplement pour sa cachette. Elle soupira.

-Bah qu’est ce que ça changerais de toute façon ? murmura-t-elle au vide.
-Tu parles toute seule ? demanda le concerné, entrant naïvement dans leur cachette, muni d’un nouveau livre. Regarde j’ai trouvé un autre livre ! Il m’a donné du fil à retordre celui-là aussi !

Elle descendit de son perchoir et s’approcha de lui, jetant un œil sur cette « miraculeuse » trouvaille. Il arbora avec fierté un calepin de notes.

-Hehe, ricana-t-il, fier de son coup.
-Un calepin ? répondit l’autre, consternée que sa fameuse trouvaille ne soit qu’un calepin usé.
-T’as même pas lu ce qu’il y avait dedans ! Je l’ai volé à un type bizarre ! Dedans ça parle de Congrégation de l’Ombre et du Vatican ! Des trucs comme ça ! s’excitait-il.
-Du Vatican ? D’une Congrégation ? questionna Mina.
-Ah tu vois que ça t’intéresse ! s’enjoua-t-il.

Elle maugréa dans sa barbe et s’assit à côté du jeune garçon pour feuilleter le calepin avec lui. Beaucoup de choses compliquées y étaient inscrites. Ils purent ainsi apprendre qu’il y avait une guerre secrète qui se déroulait depuis des millénaires maintenant. L’existence d’un certain Comte millénaire, d’exorcistes… Les enfants découvrirent alors que les exorcistes n’étaient pas une fable. Ils découvrirent l’existence d’innocences et d’akumas. Que les akumas endossaient un corps humain pour se mêler à la foule mais n’étaient en fait que des armes créaient par le Comte. Tellement d’informations d’un coup les embrouillèrent un peu.

-Wow… susurra Mina.
-Comme tu dis, répondit son ami.

Ils se turent pendant un long moment, réfléchissant et s’observant. C’est là que le « Bookman Junior » nota que Mina n’avait qu’une oreille percée.

-Tu n’as qu’une oreille percée ? demanda-t-il.

Le regard de la fillette s’assombrit un peu.

-Oui. J’ai été esclave dans la maison d’un homme loufoque. On distinguait ses esclaves par une boule de fer qu’il faisait porté à tout ses esclaves à l’oreille gauche. Une de ses nombreuses excentricités… Il était un riche anglais  alors il était un peu roi dans notre pays. J’ai appris pas mal de choses intéressantes dans ses livres, mais je me faisais sévèrement punir quand il me prenait. Enfin, ça ne m’empêchait pas de recommencer.
-Oh, alors c’est un mauvais souvenir … lâcha-t-il.
-Plutôt.
-Alors il n’y a qu’à transformer ta cicatrice en bon souvenirs ! s’exclama-t-il, aussi fier que lui que lorsqu’il avait ramené ce calepin.

Mina l’interrogea du regard.

-Tu verras ! se borna-t-il à expliquer, ce qui attisait monstrueusement la curiosité de Mina.

Ils passèrent le reste de l’après-midi à déchiffrer le calepin.
Le lendemain, Bookman Junior se ramena triomphant à la cachette cachant quelque chose dans son dos.

-Qu’est ce que tu caches ? demanda Mina, intriguée.

Il avança vers elle et sortit une boucle d’oreille qu’il accrocha à l’endroit où auparavant on lui avait accroché cette immonde boule de fer.

-Tadaah, ricana-t-il. Comme ça on a transformé ta cicatrice en bons souvenirs !

Mina rougit et effleura des doigts la boucle d’oreille. Sur le devant de l’attache il y avait une pierre violette foncée à laquelle était suspendue une plume d’oiseau multicolore et un petit éléphant doré, recouvert de pierres colorées par ci par là.

-Merci, articula-t-elle difficilement.
-De rien ! sourit-il.

Elle lui rendit son sourire. C’était le deuxième cadeau qu’on lui faisait. Le premier étant le prénom que lui avait laissé ses parents, Mina. Elle rit, ne pouvant quitter la boucle d’oreille des doigts. A cet instant précis, elle se disait que c’était la chose la plus précieuse qu’elle avait et lui se disait que peut-être quelqu’un se souviendrait de lui, bien qu’il n’ait normalement pas le droit de participer à l’histoire de ce monde.
Après un long silence gêné, il finit par ressortir le calepin. Ils reprirent leur lecture.

Quatre mois plus tard, ils se retrouvèrent dans leur cachette, mais le garçon avait la mine triste.

-Qu’est  ce qu’il y a ? demanda Mina.
-Je dois partir demain. Je pars pour un autre pays, c’est mon vieux qui décide où, lâcha-t-il.

Bien qu’en apparence stoïques, ça avait fait l’effet d’une bombe sur les deux enfants, dévastant tout sur son passage, détruisant tout ce qu’ils avaient.

-Ah … pu seulement articuler la jeune fille, pas habituée à ce genre de chamboulements émotionnels.

Il se contenta de s’appuyer sur le mur à côté de la sortie, regardant ses pieds d’un air vague. Après s’être torturée un long moment, Mina décida de descendre de son trône, ici sa montagne de livres parmi lesquels figuraient sûrement des livres qu’elle avait volé avec son ami, et s’approcha de celui avec qui elle avait partagé tout son temps pendant 5 mois, celui qui avait englouti tout son panier de fruits, et lui tendit le petit doigt.

-Quoi ? demanda-t-il dubitatif.
-Promets-moi.
-De quoi ?

Elle montra le calepin et lui tendit, il l’attrapa incompréhensif.

-Promets-moi qu’un jour on se retrouver. Tout les deux. Dans cette guerre secrète, dit-elle avec persuasion.

Il la regarda hébété, mais finit par nouer son petit doigt au sien.

-Si je peux, répondit-il.

Elle lui mit une claque derrière la tête en rigolant.

-C’est quoi cette promesse à deux balles ? plaisanta-t-elle. Promets sérieusement !

Il sourit.

-Je promets.

Elle répondit à ce sourire par un sourire radieux en lui déposant un baiser sur la joue. Il rougit.

-File abruti fini, dit-elle. Garde ce calepin pour pas oublier qu’un jour on devra se retrouver dans cette guerre !
-Ok, voleuse du dimanche, répondit-il avec le même sourire.
-Qui tu traites de voleuse du dimanche ?! pouffa-t-elle.
-La fille qui m’a tyrannisé pour un pauvre panier de fruits.

Ils rirent et le garçon du partir.

-Au revoir.

Elle lui fit signe de la main, en souriant. Il disparut dans le couloir et elle s’affala sur le mur de leur cachette où ils ne se reverront certainement jamais. Elle effleura la boucle d’oreille et des larmes roulèrent sur ses joues. Elle se rassura en se persuadant qu’ils se reverraient.

Miranda avait suivit le récit avec une telle effervescence que les larmes lui étaient venus aux yeux.

-Quelle belle histoire d’amour ! s’exclama-t-elle.
-Enfin, histoire d’amour, c’est un grand mot ça ! rigola Lavi.

Allen sourit.

-Bon eh bien allons chercher ta voleuse du dimanche ! dit-il en souriant.

Ils partirent à la poursuite des akumas, cherchant la fille dont on ne savait plus la vraie identité.

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