D.GRAY-MAN ==> Chapitre 2 <== La voleuse de ciel et de pommes

Une voix s’égosilla sur le pas de la porte.

-S’il vous plaît Mademoiselle pressez vous ! Je vous en supplie ! se lamentait Gisèle.
-Oui, j’arrive ! Cessez donc d’être si impatiente ! répondit sa maîtresse.
-Oh ! Et c’est moi qui suis impatiente alors que dans 15 minutes vous avez un dîner et que vous êtes à peine lavée ! C’en est un monde !

Yuka apparut devant Gisèle, rapidement coiffée, vêtue avec les premiers vêtements qui avait dû lui tomber sur la main, de l’eau dégoulinant sur ses cheveux et sa peau et par-dessus tout ça, en rien pomponnée.

-Oh ! s’exclama la servante horrifiée.
-Quoi ? questionna la jeune fille.

Gisèle toucha son front et tenta de calmer son cœur, comme si elle avait vu un fantôme.

-Ca c’est plutôt insultant Gisèle, se plaignit la jeune fille quelque peu vexée.
-Vous ne pouvez certainement pas sortir ainsi ! Jamais ! Jamais je ne vous le permettrez ! Je me ferai sermonner par votre mère autant de fois qu’il est donné à un humain à le faire juste avant de me mettre à la porte munie de tout mes bagages, si elle est assez bonne pour me les donner ! Ah non je ne laisserai pas tout ceci arriver !

Yuka l’observa avec inquiétude, soucieuse de son état mental. La bonne vieille femme la conduit jusqu’à sa chambre et ouvrit grand son placard où un défilé de somptueuses robes s’offrirent à leurs yeux.

-Vous avez assez d’habits pour vêtir une population entière et vous ne trouvez que ces habits mal assortis à mettre ? A croire que je ne vous ai jamais éduqué ! C’est moi que vous insultez là très chère ! sermonna la servante.

La jeune femme fit la moue et regarda Gisèle étaler une robe du même violet que ses yeux et des parures dignes de grands joailliers. Devant toute cette richesse, Yuka fit une mine dégoûtée. Sa servante tapota les affaires joliment préparées sur son lit.

-Tiens, mets donc ça ! Ca rendra parfaitement bien ! Bien que tout t’ailles à merveille. Les miracles de la beauté.

Yuka agita gaiment la tête, un sourire fier aux lèvres. Ses quelques secondes de bonheur furent brutalement stoppé par une pichnette sur le nez, signé de Gisèle.

-Que ça ne te monte pas à la tête, petite écervelée ! La beauté est chose qui se fane plus vite qu’on ne le pense ma petite, critiqua la vieille femme.

La jeune fille en profita pour renvoyer une pichnette à sa servante.

-Sauf si elle vient de l’intérieur, ma grande ! rigola celle-ci.

Gisèle tenta de répondre quelque chose mais abandonna, roulant des yeux avant de sortir de la chambre. Yuka se glissa dans sa robe, non sans difficulté. Les corsets était une véritable hantise pour elle. Elle préférait de loin les vêtements confortables, malheureusement interdite aux « gens de bonne famille ». Comme si elle avait besoin de ça, pensa-t-elle en claquant de la langue. Pendant qu’elle donnait à chaque parures sa place respective, elle repensa au bal d’hier soir. Elle espérait ardument qu’elle reverrait les exorcistes. Enfin, de toute façon si ils ne revenaient pas elle irait à eux. Quelque peu déguisée. C’était une chose qu’elle aimait plus que tout. Changer de personnage pour chaque costume l’émerveillait. Elle entreprit de prendre délicatement une vieille cape marron qu’elle posa sur ses épaules, glissant la capuche sur ses yeux de façon à ce qu’on ne voit que son nez et sa bouche. Elle rigola un instant. Oui, si ils ne venaient pas, elle irait les chercher comme ça. De toute façon c’est elle qu’ils cherchent non ? Gisèle déboula dans la chambre, pressée par le temps. Elle retint un cri lorsqu’elle vit sa maîtresse ainsi vêtue.

-Oh, doux Jésus ! Non vraiment, cessez donc d’ainsi vous déguiser ! Vous avez l’air d’une orpheline sans sou qui errerait dans les rues de Paris à la recherche d’une pomme à manger !

La jeune femme rigola de plus belle. Sa servante ne savait même pas combien elle tapait juste. Elle retira son déguisement.

-Ou pis ! D’un assassin sanguinaire ! Oh mon Dieu ! s’affolait sa servante.
-Excuse-moi Gisèle, je n’ai pas pu résister, ricana-t-elle.
-Eh bien pour l’amour de Dieu retenez vous, s’exclama la bonne dame.
-J’y tacherai, j’y tacherai … dit la concernée, bien qu’elle était pertinemment consciente que le jour où elle pourrait se retenir de redevenir la petite Mina n’arriverait jamais.

La servante la coiffa rapidement des doigts et la mena dans les couloirs d’un pas affolé.

Pendant ce temps les recherches ne menaient pas large chez les quatre jeunes gens. Miranda continuait de se lamenter.

-Nulle part ! Personne ne la connaît ! Mis à part quelques commerçants qui ont eu affaire à elle ! Mais aucun ne peut ni dire son prénom, son âge ou la décrire ! C’est un vrai fantôme !
-Voyons, il y a forcément quelqu’un qui la connaît bon sang ! Ou qui l’a croisé ! s’exclamait Allen, désespéré.
-A la réception personne n’a entendu parler de phénomènes étranges… Pourtant Komui nous avait bien dit qu’il s’y passait des phénomènes paranormaux. Et il n’a certainement pas menti, dit Marie.
-Personne n’a jamais vu d’Akuma ? s’étonna Lavi.
-Personne, confirma l’exorciste.
-Pourtant mon œil a réagi quelques fois mais il s’est toujours rétracté au bout de quelques minutes, ajouta Allen.
-Est-ce que quelqu’un protégerait les habitants des Akuma ? s’interrogea Miranda.
-La voleuse de pommes, posa Allen, par évidence.

Ils s’observèrent longuement. Jusqu’à ce que Marie brise le silence.

-Je pars avec Lavi, si un Akuma se pointe, je l’entendrais, dit-il. Et Miranda tu partiras avec Allen. Son œil réagira à la présence d’un Akuma. Si c’est cette fille qui se débarrasse des Akuma, alors elle sera où ils sont.

Tous acquiescèrent et se séparèrent.

Plus ils avançaient, plus ça pataugeait. Marie avait bien entendu de faibles sons d’Akuma, mais rien d’assez précis pour retrouver l’endroit. Lavi se désespérait en observant le ciel d’un air détaché.

-Raah ! Cette gamine doit être drôlement douée à cache cache dans son genre ! bougonna Lavi.
-Arrête de lamenter et concentre-toi.
-Mais je suis concentré.
-Mais oui, ironisa l’autre.
-Bien sûr que oui !
-Arrête.
-De quoi ?
-Arrête avant que je m’énerve.
-Roooh ! Mais je m’ennuie moi ! Cette fille est un fantôme ! grogna-t-il.

Soudain une poubelle se renversa et le rouquin se retourna violemment, sur ses gardes. Marie, alerté, se posta dans la même position. Tous attendirent de voir sortir la voleuse de dimanche, mais ce ne fut qu’un pauvre chat égaré. Un long silence gêné s’installa entre les deux personnes. Finalement Marie mit un poing sur la tête à Lavi.

-C’est de ta faute ça, pesta Marie.
-Hé ! Je te ferai dire que tu t’es retourné aussi !
-Tu t’es retourné en premier ! grogna l’homme au casque, appuyant fortement sur le « tu ».
-Bon saaaang ! Mais elle est où cette fille ?!?! s’écria Lavi, exaspéré.

L’autre duo n’en menait pas large non plus. Aucune traces d’une quelconque voleuse à capuche marron. Miranda se torturait de ne pas avoir pu voir plus et Allen attendait désespérément une réaction de son œil. Le garçon frappa dans une poubelle qui alla finir son premier vol sur un mur de briques.

-Ca m’énerve, ça m’énerve !! s’énerva le garçon à la tignasse blanche.
-Calme-toi Allen ! Ca ne la fera pas venir ! gémissais Miranda, tentant de le calmer en vain.

Allen continuait de martyriser la pauvre poubelle en lui assignant coup par coup en grognant et pestant dans le vide. Certaines mères qui passaient à côté tentaient de faire regarder à leur enfant l’autre côté de la rue. L’exorciste continuait de déverser sa colère sur la malheureuse poubelle, lorsqu’une fille s’avança vers eux. Miranda retenue un cri d’étonnement pendant que la jeune fille tapotait l’épaule d’Allen qui ne sembla pas trop apprécié. Il se retourna violemment, plus énervé que jamais.

-QU’EST-CE QUE TU ME VEUX ?! hurla-t-il à la jeune fille, avant de remarquer qu’elle portait la même cape que la voleuse de dimanche et exactement le même teint de peau ainsi que de longs cheveux bruns. Ah ! AAAAAAAAAH !!! hurla-t-il, devant des passants de plus en plus perplexe.

La jeune fille s’enfuit.

-Bah ça c’est malin crétin ! s’énerva pour la première fois Miranda. Maintenant elle s’est enfuie, tu l’as traumatisée si ça se trouve !
-Mais non ! Mais attends !  s’écria Allen en la poursuivant.

Ils s’engagèrent dans une course effrénée, bien qu’ils eurent l’impression que la voleuse les attendait à chaque nouveaux tournants. Ils finirent par atteindre une ruelle sombre et déserte. La voleuse à capuche attendait là, une main sur la hanche.

-Eh bien, tu en es d’une humeur massacrante dès le début d’après-midi toi, soupira la jeune fille.
-Ah mais cette voix ! s’étonna Miranda.
-Vous en aurez mis du temps, s’exaspéra la voleuse bourgeoise tout en retirant sa capuche.
-Mademoiselle Fukari ! s’exclama Allen qui n’eut pas vraiment le temps de finir sa phrase qu’il reçut un coup de pied phénoménale de Yuka dans le ventre.
-Appelle moi Yuka crétin ! Tu crois que j’ai envie que tout le monde sache que la fille de Madame Fukari se déguise en voleuse pour s’amuser ?! Ma mère me passerait le savon de ma vie ! pesta la jeune fille.

Allen se tordit de douleur sur le sol.

-Mais alors tu es une compatible ? questionna Miranda.
-Oui, bien sûr, répondit-elle sans hésitation.
-Hein ? Mais euh … Tu sais ce qu’est une compatible, l’innocence et tout ça ? s’étonna la femme.
-Bien sûr. Vous ne croyiez tout de même pas qu’un beau matin je me suis réveillée avec des pouvoirs super magiques et que je me suis dit « Ah bah chouette alors ! » en partant faire ma petite vie sans même me soucier de ce qu’il m’arrivait. Je sais presque autant de choses que vous sur la Congrégation et tout ce qui s’en suit.

Les deux exorcistes en eurent le souffle coupé. Aucun des deux n’arrivaient à trouver les mots.

-Eh bien oui, soyez étonnés ou non, mais ma spécialité c’est les secrets d’Etat. De toute façon je n’ai que ça à faire dans mon manoir, soupira Yuka, évasive.
-Alors tu savais qui on était et pourquoi on était là quand tu t’es présentée à nous au bal ?
-Evidemment, je ne suis pas crétine non plus.
-Et si tu as demandé à Lavi de danser avec toi c’est parce que tu voulais approcher les exorcistes ? interrogea Miranda, de plus en plus choqué.
-Non, c’est une vieille connaissance, expliqua-t-elle.
-Vous vous connaissez ?!

Avant qu’elle ne put donner une réponse le mur se fracassa derrière eux et un Akuma de niveau 1 se planta devant eux, chargeant les canons dans leur direction. Les deux exorcistes se préparèrent à passer à l’offensive lorsque Yuka sortit un oiseau aux longues plumes multicolores. L’oiseau faisait penser à un perroquet mais en bien plus grand et bien plus gracieux.

-Innocence, activation, murmura la voleuse bourgeoise.

Une énergie blanchâtre entoura le perroquet et ses belles plumes se hérissèrent. Le bec grand ouvert et menaçant il se jeta sur l’Akuma pour le mordre à son sommet. La machine diabolique explosa et le volatile regagna l’épaule de sa propriétaire, calme comme de l’eau de roche. La jeune fille se retourna vers les deux personnes.

-Dites bonjour à mon innocence, plaisanta-t-elle en leur affichant un grand sourire mutin.

2 commentaires sur “D.GRAY-MAN ==> Chapitre 2 <== La voleuse de ciel et de pommes”

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  2. maria andros dit :

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